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transformation

transformation

Posté le 23.05.2008 par jblecapitaine
Si la mouette est rieuse, le sol reste pleureur

Autrefois, il était de toutes les actions même violentes, et très vite a pris la tête du mouvement de contestation. Son langage pas châtié, ponctué d’injures locales le faisait reconnaître entre tous. Ce que les autres n’osaient dire, dans sa candeur ou sa naïveté, il le portait a la connaissance des autorités de tutelle, comme on le dit.
Faut dire qu’il avait été très tôt à rude école dans un milieu qui n’accepte pas les erreurs de casting. L’apprentissage se faisait a coups de pied dans le cul, seuls les forts, ou ceux qui apprennent vite résistent. L’école de la vie en mer.
Et puis il s’était lancé, et à son tour avait connu les doutes et les incertitudes de la pêche. Etre un bon matelot, ne génère pas forcément un bon chasseur. Car la encore, même si les moyens sont devenus importants, de l’instinct du chasseur sortira une bonne semaine de pêche.
Il militait aussi pour la défense de la langue
Alors les autres collègues en avaient fait leur représentant.
Ce fut l’époque :au service de tous.
Et puis, très vite il s’est aperçu que du poste qu’il occupait, il côtoyait les décideurs.
Dans un premier temps, c’était celles de son milieu, puis peu a peu les autorités départementales.
Un accident l’avait éloigné de la mer.
Et après quelques années, on le retrouvait en place comme le seul capable de prendre langue dans les comités locaux départementaux et régionaux. Et c’est la que ça donne le tournis. On devient, lors, un notable, une pièce de l’échiquier économique.
Et on se soule de côtoyer, en compagnie des représentants locaux et nationaux les lobbies européens.
Et alors, on risque le dérapage
Quid de l’intérêt commun ?
On épouse les idées politiques du moment
On rêve d’ambitions personnelles, de poste qui permette des réunions au ministère
On se targue de tenir les hommes en main
Et puis, on organise des réunions de pure forme.
On truque un peu le système.
On vote avec 20% de votants
On fait voter les patrons d’un coté et les matelots d’un autre.
Et devinez le résultat
Le seul comité ou on donne comme consigne : chacun fera comme il l’entend pour les prochaines sorties
Les patrons veulent reprendre la mer
Les matelots non
Et comment feront-ils puisqu’ils peuvent être vidés dès le lendemain ?
De colère, ils iront vider les rayons du supermarché.
Ne craignez rien : il faudrait trop de CRS si le terrain d’affrontement reste sur les bords de mer
A PARIS, il est facile de boucler un quartier
. Sur le front de mer, cela devient impossible.
Et si c’était grâce a lui que les langues régionales retrouvaient leur vitalité ?




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